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Mention dans la catégorie esthétique secondaire

Monument à Edith Cavell et Marie Depage
Evila Orlyna Bontole
Mention dans la catégorie « Esthétique » enseignement secondaire
Centre scolaire Saint-Adrien Val Duchesse, Bruxelles

Le 2 août 1914, l’Allemagne pose un ultimatum à la Belgique : « Qu’on nous laisse passer vers la France ! » La Belgique refuse catégoriquement. L’Allemagne décide d’envahir la Belgique. L’Angleterre qui d’abord jouait de ses relations pour maintenir la paix, décide de s’engager dans le conflit pour défendre la neutralité belge.

On ne pense pas assez souvent aux infirmières. On ne réalise pas toujours tous les sacrifices qu’elles aussi ont pu faire. Et pourtant au même titre, que les espions, les aviateurs, les soldats, elles sont, elles aussi, à leur manière, des héros de guerre.

Voici deux grands exemples : Edith Cavell et Marie Depage.

La première est une infirmière d’origine britannique. Née le 4 décembre à Swardeston, Edith Cavell se découvre une vocation d’infirmière très jeune. Elle aime s’occuper des malades et des alités depuis son plus jeune âge. C’est donc tout naturellement que le gouvernement britannique lui envoie des soldats britanniques blessés et lui demande de les soigner et ensuite de les envoyer à la frontière belge avec les Pays-Bas qui sont neutres à cette époque. Elle accepte cette mission avec enthousiasme et continue même pendant des mois grâce à un réseau d’évasion organisé par les Belges de Mons et les Français de Lille, avant de se faire arrêter par les Allemands pour espionnage et haute trahison. Elle sera fusillée au Tir National à Schaerbeek, le 12 octobre 1915. En tout et pour tout, Edith Cavell aura fait fuir environ 200 soldats.

La seconde infirmière est Marie Depage. Epouse et assistante du Professeur Antoine Depage, créateur de la première école laïque d’infirmière de Belgique dont il confie d’ailleurs la direction à notre résistante ci-dessus : Edith Cavell.

Elle aide son mari à transformer l’hôtel de l’Océan à La Panne en hôpital de l’Océan et se dévoue corps et âme à soigner les alliés blessés, voire même des Allemands. Tous deux établissent des unités chirurgicales mobiles près des tranchées du front de l’Yser en 1914. En 1915, elle fait le tour des Etats-Unis pour trouver des fonds pour l’hôpital. Elle décide de revenir en Belgique lorsqu’elle apprend que son second fils a pris la décision de rejoindre son frère au front.

C’est à bord du S.S. Lusitania qu’elle mourra, le 7 mai 1915. Le bateau se fera torpiller par les Allemands.

Aujourd’hui, une rue est dédiée à chacune de ces vaillantes héroïnes à Bruxelles. A Uccle, plus précisément. Une maison de retraite est nommée d’après Marie Depage et une clinique d’après Edith Cavell. Et juste à l’intersection des deux rues, car elles sont perpendiculaires l’une à l’autre, (après tout, laissons-les liées jusqu’à la fin) se trouve cette statue qu’on leur a dédiée. Deux anges au-dessus d’une stèle qui nous dit : « A Edith Cavell, à Marie Depage, Passant, dis-le à tes enfants qu’ils les ont tuées » Statue érigée en 1920 et œuvre du sculpteur Paul Dubois.

Aujourd’hui, ce que cette statue représente pour nous, pour moi. Je ne saurais pas dire énormément. Comme n’importe quel héros de guerre, je les admire. Pour leur bravoure, leur courage, leur entêtement, leur dévouement, pas seulement à leur patrie mais à toutes les patries présentes pour repousser l’ennemi. Parfois même, faisant fi de la guerre, elles soignaient les Allemands. Elles étaient des infirmières, voilà tout ce qu’elles retenaient. Leur travail était de soigner.