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6 avril 1917 : l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique

Au départ, le président des Etats-Unis Woodrow Wilson, comme le peuple américain, était favorable à une politique de neutralité. Il souhaite préserver la liberté des mers et le blocus économique britannique l’irrite. Mais le torpillage du Lusitania par les Allemands fut un choc pour l’opinion publique américaine. Néanmoins, Wilson réussit à convaincre les Allemands d’abandonner la guerre sous-marine jusqu’en 1917.

Si les Allemands n’avaient pas alors déclaré la guerre sous-marine illimitée, Wilson n’aurait probablement pas fait vote au Congrès sa résolution du 6 avril 1917 qui entrainait les Etats-Unis dans la guerre. En effet, le télégramme Zimmerman, secrétaire d’Etat allemand des Affaires étrangères, à son ambassadeur à Mexico pour convaincre le Mexique de se ranger du côté allemand contre les Etats-Unis (en échange, le Mexique obtiendrait des territoire américains dont le Texas et l’Arizona), n’était que la goutte qui fit déborder le vase. Le télégramme avait été intercepté par les services de renseignements britanniques qui le communiquèrent à Wilson.

En fait, il faudra plus d’un an pour mobiliser, entrainer et envoyer au combat une armée quasi inexistante. En avril 1917, l’armée américaine ne compte que 200.000 volontaires mal entrainés et peu estimés. Les premières unités débarquent en France en juin 1917. Mais cinq mois plus tard le Corps Expéditionnaire américain ne compte que 80.000 hommes. Fin mars 1918, ils ne sont encore que 300.000. Mais le mouvement s’accélère : en juillet 1918, ils sont un million et, en novembre 1918, près de deux millions. En réalité, l’aide militaire pesa encore plus sur le moral des troupes alliées que sur les opérations militaires comme telles.

En revanche, l’aide économique et financière fut décisive. Car au moment où les Etats-Unis sont entrés en guerre, la France et la Grande-Bretagne connaissaient des problèmes de trésorerie graves. Le soutien américain permit de redresser la situation financière des Alliés et d’alimenter leur économie de guerre par des ressources quasi illimitées