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1er juillet - 18 novembre 1916: bataille de la Somme

Le 1er juillet 1916, alors que la bataille de Verdun fait rage, 13 divisions britanniques et 6 divisions françaises sortent des tranchées et attaquent sur un front de 40 kilomètres dans la Somme. Sur les arrières du front, celles-ci ont construit les réseaux et les équipements indispensables à l'offensive des lignes allemandes. Jamais bataille n’avait été préparée par des tirs d’artillerie aussi important : entre le 24 juin et le 1er juillet, 1,5 million d'obus sont tirés contre les positions adverses. Cependant, le soir du 1er juillet, 20.000 britanniques trouvent la mort, 20.000 autres ont blessés ou portés disparus. Ainsi, sur les 752 hommes du 1er régiment de Terre-Neuve qui attaque dans le secteur de Beaumont-Hamel, 684 sont tués ou blessés. Au Nord de la route Albert-Bapaume, l'attaque principale échoue. Les Britanniques manquent d'artillerie lourde. Ceux qui parviennent à s'emparer d'une position ennemie y affrontent des combats rapprochés où la grenade et le couteau remplacent souvent le fusil. Par contre, au Nord, les succès sont plus nets. Ce secteur est tenu par les 13e et 15e corps britanniques et par les Français de la VIe armée. Ainsi, le 1er corps colonial français atteint la deuxième ligne allemande et, dans les dix jours qui suivent, les Français avancent de 8 kilomètres dans le dispositif adverse.

Du 2 au 13 juillet, la IVe armée britannique lance 46 attaques qui lui coûtent 25.000 hommes. Falkenhayn donne l'ordre de reconquérir le terrain perdu tandis que les conditions de combat sont dramatiques. Les positions sont anéanties et les hommes se terrent dans des "trous de lapins" rudimentaires.

Le 14 juillet, il leur est ordonné de s'emparer de la deuxième ligne allemande. C'est ainsi que 4 divisions britanniques attaquent de nuit en direction de Bazentin, du bois de Mametz et de Contalmaison. L'artillerie britannique concentre une puissance de feu 5 fois plus dense et l'infanterie obtient un succès tactique.

Entre la mi-juillet et la mi-septembre, les troupes allemandes contraignent Français et Britanniques à s'enliser dans une éreintante bataille d'usure.

Le 15 septembre, après la mise au point d'une nouvelle attaque de grande envergure, Douglas Haig y engage une arme nouvelle: les chars. C'est en effet la première utilisation des chars Mark I de 26 tonnes à Flers, aux environs de Bapaume. Malgré un début de panique chez les Allemands, l'effet pratique reste limité. Un seul tank atteindra les lignes allemandes.

La bataille s'éteint progressivement par des attaques locales et se soldera par un nouveau statu quo en novembre. Le 18 novembre, c'est la fin de la bataille de la Somme. Les Britanniques et les troupes du Commonwealth ont perdu entre 350.000 et 500.000 hommes, dont 127.000 tués et 78.000 disparus. Du côté français, on compte 39.000 morts et 27.000 disparus. Les Allemands, quant à eux, ont perdu 438.000 soldats, dont 70.000 morts et un nombre inconnu de disparus.

Finalement, ces 4 mois de combat n'ont permis de libérer que 200 km² de territoire. En outre, cette bataille aura causé la destruction complète de 25 villages.