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6-9 septembre 1914 : première bataille de la Marne et échec du plan Schlieffen

A l'automne 1914, les troupes alliées sont en pleine retraite après leur défaite sur les frontières. Toutefois, l’avancée de la Ière Armée de von Kluck va trop vite et ne respecte pas l’ordre de rester en retrait par rapport à celle de von Bülow, ouvrant ainsi une brèche entre les deux armées allemandes. Le Général Gallieni, gouvernant des troupes françaises chargées de la défense de Paris,  rencontre alors Lord Kitchener dans le but de proposer une contre-attaque commune généralisée lorsque les Allemands arriveraient sur la Marne. Par ailleurs, le général Joffre a créé une nouvelle armée à Paris, la VIe armée, commandée par le général Manoury.

A partir du 6 septembre, la VIe Armée attaque le flanc de l’Armée von Kluck qui jusqu’ici ignorait l’existence de cette armée. Immédiatement, il fait front et tente de déborder l’aile nord de l’Armée de Manouri. Mais, ce faisant, von Kluck doit retourner plusieurs régiments vers Paris, creusant la brèche entre lui et von Bülow. Or, la VIe armée de Manoury résiste jusqu'au 9 septembre. Cette résistance est due à l'envoi de 10.000 hommes de la garnison de Paris, dont près de 6.000 seront transportés par 600 taxis de la capitale.

Le 9 septembre, la VIe armée se replie sur la Marne. Pendant ce temps, profitant de la brèche de près de 40 km entre les deux armées allemandes, la Ve armée française et le corps expéditionnaire britannique s’y engouffrent et attaquent les deux armées allemandes sur leurs flancs exposés. Ces dernières seront alors contraintes de se replier jusqu'au 17 septembre.

C'est cet arrêt porté aux deux plus puissantes armées allemandes qui marque l'échec du plan Schlieffen. Cependant, cette victoire franco-britannique fut mitigée car, si elle a réussi à mettre un terme à l'avancée allemande, elle ne put exploiter cet avantage en boutant ces armées hors du territoire français. De fait, les armées allemandes seront repoussées à quelques dizaines de kilomètres vers le nord, provoquant d’abord la course à la mer, puis la stabilisation du front.