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3 août 1914: le gouvernement belge refuse l'ultimatum allemand

Dès réception et traduction de l’ultimatum allemand, dans la nuit du 2 au 3 août, les ministres se réunirent au palais royal sous la présidence du roi. Tous furent indignés par l’attitude de l’Allemagne, un pays ami et garant de la neutralité belge. Il n’était pas question d’accepter l’ultimatum. C’était d’ailleurs la position adoptée, dès 1912, par le gouvernement de Broqueville qui s’était rallié à une note émanant du Bureau politique des Affaires étrangères et qui analysait les différentes positions que la Belgique pourrait envisager en cas de guerre entre ses deux grands voisins.

Un conseil de la Couronne s’en suivit, avec les ministres d’Etat qui, eux, n’étaient pas au courant de la note de 1912. Certains (comme Paul Hymans) s’enflammèrent, d’autres (comme Charles Woeste) tentèrent de gagner du temps ou suggérèrent une résistance symbolique. Mais la décision était prise et fut confirmée par le conseil des Ministres qui suivit : l’ultimatum était rejeté, l‘armée belge se défendrait de toutes ses forces et, dès la violation de la frontière belge, le gouvernement ferait appel à ses garants.

A 7h du matin, la réponse du gouvernement fut remise à la l’ambassade d’Allemagne.