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La Belgique et le traité de Versailles

 

 

Au plan international, suite au traité de Versailles, la Belgique obtient quelques gains territoriaux comme l’annexion des cantons de l’Est et un mandat sur le Ruanda-Urundi, et surtout une priorité de 2 milliards de Marks-or ainsi qu’un siège permanent à la Commission des Réparations. Pourtant, les Belges ont très vite le sentiment d’avoir perdu la paix, d’être abandonnés, voire méprisés, par les Alliés. Il est vrai que la délégation belge doit se battre pour préserver sa fameuse priorité et profite des dissensions entre France et Grande-Bretagne pour y parvenir. Malgré tout, l’opinion publique belge garde l’impression que les droits des petits peuples, même glorieux et martyrs comme la Belgique, sont toujours bafoués par l’égoïsme des grandes puissances. La presse belge nationale de 1919, toutes tendances confondues, témoigne d’abord de l’indignation du pays qui, après avoir été couvert de lauriers, se sent malmené par le Conseil des Quatre Grands. En quelques jours, l’indignation
fait place à la déception, puis à l’amertume et enfin au silence. La façon dont la Belgique perçoit les évènements est tout à fait caractéristique. De “ Nation-Martyre de la Barbarie teutonne ”, le pays devient la victime des appétits alliés.

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